dimanche 19 février 2017

CE PAS - CE PETIT PAS





Ce pas -   Ce petit pas
Ce pauvre petit pas
J'ai besoin de le faire,
Tel le pas d'un enfant
qui revient vers son Pere.

Moi qui courrais, m'envolais,
Je dois encore tout recommencer.

Je n'aime pas ce mois
ou les fetes se suivent,
les repas s'enchainent  ,
ou le temps fuit ,
on ne sait comment,
laissant derriere lui,
un neant, une lethargie,
une tiedeur, une tristesse,
qui ramollit  l'etre humain;
Voir, une certaine  fatigue des ans,
qui m'invite a me poser,
a lacher du leste,
me laisser emporter par les heures,
desirer  un autre horizon.

Pourquoi m'en faire ?
N'est il pas bon de s' arreter,
de se  laisser aller encore une fois ?

Se reposer, ne plus reagir,
Etre cette eponge,
Vivre la vie simplement,
Sans  me poser des questions,
Faire le mort ?....

Etre morte !...
Que dis je ?
Etre morte !  ...C'est ne plus vivre.,
Se boucher les oreilles,
Ne plus entendre,
Ne plus voir,
Demeurer sur place,
Ne vivre que pour soi.
Ne plus entendre l'appel.

Etre vivante !
C'est croire dans l'eternite,
Se brancher a la source , elle meme.
S'y abreuver  sans cesse.
Parfaire mon ame.

C'est quoi  cette source  ?
Cette  Eau Vive ?

Toujours je  m'y suis  desalteree

Oui, elle m'a guerie,  comblee.

Au fond du ravin,
Desesperee, je  gisais,
Incapable de me defendre,
de comprendre le pourquoi  .

Il s'est arrete a mon rien.
m'a prise en pitie .
Sur son epaule,
Il m'a mise .
Avec Lui, je suis rentree a la maison.

Mes blessures, Il les a soignees,
Il m'a rassuree, consolee.

Comme un ami,
Il m'a parle a l'oreille.

La parole necessaire a mon ame,
Je l'ai entendue.

Il m'a instruite de la Verite,
m' a enseignee,
Aidee a grandir.

Il est reste a mes cotes.

Tel un oisillon tombe du nid,
dans le creux de ses mains,
Je me suis reposee,
le temps de reprendre mes forces.

Il m'a prise par la main,
ne m'a plus lachee,
Il a ote la pierre qui me faisait trebucher.

Mais alors !

Quelle est cette nature humaine
qui desire m'aliener ,
Me tenir eloignee  de mon Dieu ?

Pourquoi ai je tendance
a vouloir reprendre les chaines
qui me tenaient prisonniere?..

Quel est ce miroir aux alouettes
si attirant  ,
qui m'eblouit tout le temps ?...
A  m'y arreter  souvent,
comme la linotte,
Je passe a cote de ta grace.
Je blesse  alors ce coeur aimant.

40ans, 50 ans, 60ans, 70ans,
Les annees ont passe si vite.
Suis je devenue plus sage ?
Je me suis posee tant de questions .

Ou est cette saintete
a laquelle j'aspirais ?

Je suis comme ce jardin,
sitot le jardinier absent,
les herbes mauvaises
prennent le dessus.

Comment arracher cette tunique de Nessus
qui me colle a la peau ?...

Combat constant entre ce moi volage
et ce que tu aimerais que je sois.

A mon heure derniere
Seras tu mon defenseur ?
Ou bien tu me diras ces mots :
"Je ne te connais pas."

Quelle sera ma frayeur alors ?
Comment faire. ?

______________

Seigneur
Tu connais  mon ame,
cette ame pour qui tu as paye le prix du sang,
son meilleur et son pire.
Et encore une fois tu lui fais confiance,
Tu lui donnes une chance.
Tu lui laisses la vie.

Quel est ce combat de l'homme ?
Et encore plus pour celui
qui  desire s ' eloigner de Dieu ,
de tout ce qui parle de Lui.

Toujours tomber,
Toujours se relever,
Aller plus loin.
Accepter ce que l'on est.
L'aimer malgre tout,
cet enfant toujours rebelle,
mainte fois  pardonne.

Accueillir cette creature humaine imparfaite,
toujours prete a oublier,
a regarder vers un ailleurs,
toujours prete a trahir comme Pierre,
Malgre tout, toujours revenir a toi,
avec le coeur de la pecheresse

Accepter d'etre aime
d'un amour infini plus fort
que nos faiblesses.

Faire confiance encore et encore.
Croire que l'on peut devenir meilleur, ..
Parvenir  un jour a la maison du Pere.

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Combien nous faut il
revenir  sur nos pas,
Humblement  faire ce  petit pas,
Saisir la main tendue de Dieu,
Implorer sa grace, sa misericorde.

Seule une confiance illimitee
nous est necessaire.

Repeter sans cesse :
"Mon Dieu ,
J'ai confiance en Toi,
Aie pitie de moi et du monde entier ."

___________________

Mon bon Jesus
Pardonne moi !
Tant de fois je suis comme Marthe,
incapable de te donner la premiere place,
Alors, je perds cette grace  si precieuse a tes yeux,
la place de Marie a tes pieds
qui a tout quitte pour t'ecouter.

_________________

O mon Jesus
Je suis ton mystere.
l'argile qu'il faut sans cesse remodeler
afin d'obtenir  la forme voulue.

Chaque etre humain est un mystere,
que lui meme ne comprend pas,
charge de noeuds,
qu'il faut sans cesse demeler.

Cet homme que Tu aimes,
qui Te neglige et T'oublie.,
Tu dois toujours  le rappeler a Toi,
le faire se souvenir de Toi,
de ses devoirs,
le reprimander, le corriger.,

C'est une oeuvre d'art ,
qui ne sera accomplie,
dont la beaute ne sera devoilee
que  dans l'eternite.

Toi, Tu lui promets la joie du Royaume,
Tu lui redis  sans cesse ces paroles  :
"Soyez parfaits comme mon Pere est parfait ."

Sera t ce possible pour cet homme  pecheur
des le ventre de sa mere. ?...
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Seigneur,
A tes pieds , encore une fois,
Je m'abandonne,
tel un prisonier qui accepte sa sentence,
Car Toi seul, peut rallumer en moi
cette flamme d'amour, cet elan,
ces cris  du coeur,
Toi la cause premiere de mon bonheur,
Toi, plus precieux que tous les tresors du monde,
Toi l'Ami, le Frere,
le Dieu  de Misericorde.

Redonne moi mon ame,
Qu'elle vibre encore une fois,
aux realites du ciel.
Fortifie mes pas.

Qu' elle m'inonde cette  joie parfaite  !

Tu es venu pour les faibles, les malades,
les pecheurs .

Je suis une creaure de misere
qui a ete touchee, brulee,
au contact de ton amour.

Ce coeur a coeur,
chaque jour mon ame en a besoin,
pour posseder la paix,
pour vivre ma vie,
en accepter les epreuves et les joies,
pour connaitre mon chemin ,
sans m'egarer.,
etre forte,
perseverer jusqu'a la fin.

Pardonne moi Seigneur,
Pardonne moi ce que je n'ai pas su,
pas voulu te donner.
Pardonne moi ma faiblesse.

Oui, je refais le pas qui me coute,
Ce pas qui me fait revenir  a  Toi.

Ce petit pas !...
Je le referai  encore des centaines de fois,
autant qu'il le faudrait,
pour ma plus grande humilite
pour ta plus grande gloire.

J'ai confiance en tes paroles.,
quand Tu as dit :
"Je suis venu pour les faibles, les malades
et les pecheurs. "

C'est dans ma faiblesse que je te glorifie,
quand je m'abandonne a Toi,
Je suis toute a Toi.
Toi,  Tu prends plaisir a agir.,
Tu accomplis  en moi la volonte  du Pere.

Un jour, un moment,
J'en suis sure,,
Je serai ta victoire, Jesus.
Tu me cueilleras
Je serai  alors  avec Toi pour toujours.


Gloire et Louange a Toi, Seigneur !.

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dimanche 5 février 2017

MA COUSINE SOSSO

06 FEVRIER 2017


Chere Sosso

Comment te laisser partir sans  ces  quelques mots - toi, qui as partage  notre belle jeunesse,
avec toutes ses  joies.

Ton nom est Solange, mais pour nous tes cousins et cousines, tu es et resteras Sosso, notre cousine bien aimee., la plus belle.

Je te vois encore avec ton petit sourire, ton air nonchalant, m'accueillant a chaque fois, avec ces deux mots ' Hello  !  chere cousine !.'.

Ces deux mots venaient du plus profond de ton coeur, deux mots qui voulaient tout dire,
qui me  faisaient comprendre : " Tu es toujours chere a mon coeur ! Tu es toujours la bienvenue.!."

Sosso s'exprimait avec peu de mots, tout comme son papa , pas d'etalage de sentiments.  Nous, nous   nous comprenons sans paroles. Moi, je connaissais ce que beaucoup ignoraient, sous  le  petit ton
sec  de la famille.

Sosso etait quelqu'une de tres simple, modeste, rejetant les falbalas,  chaleureuse, genereuse, au grand coeur.  C'etait un chevalier antique, pret a defendre bec et ongles, tous ceux qu'elle aimait, ses enfants, ses freres et soeurs.

Tu etais "HAKA" , la grande soeur comme dit l'hindou, avec toute sa signification, celle sur
qui on pouvait compter, demander un conseil, celle qui ne trahirait pas.  Tu attirais tout ton monde
a toi, tes cousins, tes amis, qui une fois te connaissaient ne pouvaient t'oublier.

Les annees  a Sydney ne t'ont guere alteree.  Tu es restee  fidele a toi meme, immuable,
avec moins de paroles peut etre.  Tu vivais  la vie avec philosophie  et une certaine sagesse.

Tes combats, tu les as menes , gardant un front serein. Tu cachais tes soucis, tes peines,
ne voulant point alourdir la vie des autres.  Tu poursuivais ton chemin sans un eclat.

Un jour, pas trop loin , comme ca,  en passant, tu m'as partage une grosse peine, tes freres et soeurs
ne venaient guere te visiter aussi souvent. Pour que Sosso l'avoue, cela lui pesait vraiment.

Mais regarde, aujourdhui, ils sont tous la et te disent  combien ils t'aiment, qu'ils sont tous avec toi.

Enfants, Sosso, nous n'etions guere riches, mais quelle chaine d'amour nous reliait les uns avec les autres. Et moi, je debarquais toujours sans crier gare, chez ceux que j'aimais et tu etais de ceux la.

Quels souvenirs !... Nos parties de volleyball, les journees a la plage ou tu payais le cout du bus de tes freres et soeurs afin qu'ils puissent partager tes plaisirs, nos promenades le soir avec Papa et
maman, nous rions de rien et etions heureux de ces joies simples.

Je me rappelle comment tu as pris ma defense quand Tonton Lolo m'accusait de t'entrainer dans mes escapades.

Nos amours, la vie, la distance nous a separes, mais nous demeurerons  toujours unis , par des
liens que je dirai eternels., car rien ne peut les briser.

Tu laisses derriere toi des coeurs affliges, mais sans regrets, car ils ont pu t'accompagner pas a pas
dans ce dernier periple., avec tout leur amour.  Je pense  a Marcel ,  Bernard, Ariane, Cristine et toute leur petite famille .

Rex ,  nos enfants et leurs epoux,  tous mes freres et soeurs, tous les  cousins, de Maurice et d'ailleurs, partagent votre douleur.

Jocelyn qui t'a beaucoup affectionne, s'est exclame :"  Zotte casse mo le ker !."

A ma cousine cherie, je lui dis non pas adieu mais au revoir, car avec Jesus, la mort est vaincue.
Tu  vois    deja tes bienaimes -   ton papa  Juste , ta maman Therese et ton frere Robert.

Repose en paix,  Sosso

Ta cousine folledingue des annees 60.

ARLETTE

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lundi 26 décembre 2016

CE COEUR A COEUR






Merci, mon bon Jesus,
     pour cette belle Pentecote 2016,
Ce jour nouveau
        ou tu m'as renouvelee,
comblee de tes graces.

Malgre mes betises,
mes manquements,
Tu n'as pas detourne  ton visage,
Tu ne m'as pas abandonnee.
mais pardonnee,
reprise dans ton amour..

Ta misericorde a eu pitie de moi.

Seigneur Dieu,
J'ai  si peu de merites.
Tout comme Marthe,
J' etais occupee ailleurs,
Incapable de te donner ce temps
Pour te louer, pour t'ecouter.

Je m'enfoncais,
un sentiment etrange  au  coeur
Je  realisais alors
que c'etait Toi, mon bon Jesus,
ce tresor precieux que je   perdais ,
ce coeur a coeur  avec mon doux Sauveur,
qui me manquait..

Telle une automate,
perdue dans mes repaires,
je deambulais,
Rien n'y faisait.
Ma piete ne me satisfaisait plus..

Je devenais tiede, sans ame,
J'avais perdu la Flamme
qui faisait ma joie.
Je devenais l'arbre, la pierre,
l'animal, le passant ....

Quel sentiment affreux ?
Que faire ?  Comment faire ?..

Je realisais alors
combien il  nous est facile
de Te perdre, Jesus.
Cette rencontre personelle avec Toi,
C'etait un cadeau
de  ta Tendresse
pour ma miserable personne.

Habituee a tes faveurs,
Je prenais tout pour acquis,
pensais a  pouvoir en disposer.

Combien j'en ai honte.
Pardonne moi, Seigneur.

Oui, cette grace importante
de ton coeur aimant,
Il nous faut sans cesse la desirer,
l'implorer , la garder,
la cherir, ne point la perdre.

Helas l'homme  oublieux,
n'ayant jamais fait  la difference,
ne s'en inquietera pas .

Il m'a fallu entrer
au plus profond de moi,
aidee de  l'Esprit Saint,
pour decouvrir cette blessure
faite a  mon ame,
trouver des   mots
pour  l'exprimer..

 Mais peut etre aussi ,
etait elle necessaire, ce mal,
pour moi, pour vous.,
pour y reflechir.
Quel qu'un se devait d'y penser.

O Mon bon Jesus,
mon coeur s'emeut de tant d'amour.
Il m'a fallu ce temps mort,
ce desert aride,
pour comprendre
que l'Essentiel  me manquait,
pour me voir telle que je suis.
mon incapacite 
a aimer tel que Tu le desire.

Combien je devrais etre indulgente
envers mes freres
qui ne T'ont pas rencontre..

Je suis doublement coupable,
envers Toi .

Comme ton enfant,
Tu m'as guidee, enseignee,
nourrie du meilleur pain,
J' ai bu  a la source d'eau vive.
Heureuse, joyeuse,
Toute ecoute,
Toute louange pour Toi Seigneur,
J'exultais,  sure de mon chemin..
Je connaissait le vrai repos.
J'etais dans la paume de ta main.

Mais j'avais oublie l'Ennemi.
Il tendait ses lacets sous mes pas.
Il embrouillait les fils .
Comme une aveugle, je regardais ailleurs..
Comme le papillon, je voletais deci de la .

Plus tard, plus tard !
Demain !, apres demain !

Mais le temps s'enfuyait,
le vide s'installait.
Pourtant c'est Toi Jesus,
mon Ami, mon Frere
mon doux Sauveur.
C'est Toi qui me tenais  la main,
C'est Toi qui  me parlais a l' oreille.
C'est Toi qui m'a choisie en premier,
moi creature volage, instable.

Comment revenir a ce Dieu d'amour,
pour qui je  suis  tout ?...
Ce Dieu source de joie et de paix.
Comment reentrer dans sa grace. ?...

Je dois te demander mille fois pardon.

Helas, pecheresse  que je suis,
tant que je vivrai,
Ces moments d'egarements,
je les aurai   surement  encore.

Mais je me souviendrai de cet   AUJOURDHUI .....

Tremblante,  faisant violence a ma nature ,
dans la plus grande humilite.
je te reviendrai,  Seigneur.
Je m'abandonnerai a Toi,
confiante  en ta misericorde.

Maintenant,
Il me semble te voir sourire, Jesus.

Oui, je repars a zero.
J'ai du prix a tes yeux.
Tu  m'a ointe de ton huile parfumee.
Ma bouche celebre tes louanges,
Mon coeur tressaille de joie.

Obeissante, comme l'enfant,
A petits pas, je Te suis,
Reprenant  le chemin,
Faisant attention au temps precieux,
Acceptant cette nature imparfaite,
qui me trahira surement,
Mais  certaine  de ta Parole,
Que jamais, Tu ne me rejetteras,
car tout est grace, don,
de ton Coeur Misericordieux.

Seigneur,
Ta Lumiere eclaire mon chemin,
Tout ce que je fais,
J 'entreprends.

Dans ta bienveillance
Tu me donnes de connaitre
le vrai sens des evenements dans ma vie.
Delivre moi des tentations.
Fais moi sentir ta douce presence,
Que je ne m'eloigne jamais de toi.




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jeudi 19 mai 2016

ORIGIN OF DARGA NAME




COPY :       http:   //  www.wikitree.com / wiki /  Darga-37

Hello Darga

Most of us have a small fragment of Asian / Mongolian / Yakut DNA.
Many of our DNA cousins have other Asian segments.

http  :  //  www.manchustudiesgroup.org/2013/03/09 the -  Solon - way- 2012 edition.

"Chao who often writes about vanishing cultures and minority people, describes
Qing - era - Solon as possessing an " indomitable warrior spirit  " and notes that their
exceptional  proficiency  archery made them an outstanding asset.

And then there are the Darkhad / Darhad / http:// www. bbc. co. uk /tribe / tribe/
darhad/ index. shtml.

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Je ne sais si c'est vrai, mais les Darga ont tous les yeux chines. un certain nombre d'entre eux
se sont melanges  a la communaute chinoise a Maurice,  --- avec le caractere ?......

Comme quoi , sans le savoir . ils ont retrouve un peu leurs racines.

Je connais tres peu d'entre eux, mais  je les salue tous cordialement.

ARLETTE DARGA

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lundi 11 janvier 2016

MA COUSINE JIG







Jig est surement un diminutif donne par  les petits freres et soeurs qui ne pouvaient prononcer
le  prenom  anglais, trop complique.

Quels souvenirs, chere cousine !....  Je te revois enore dans ta merveilleuse  robe 'taille princesse'
a la mode.  Mme Bruneau, votre couturiere etait l'auteur d'un tel chef d'oeuvre.

Quelle classe !.... Ta taille etait si fine, une vraie taille de guepe, parfaite.  Sur le haut de la robe
les raies couleur fraise ecrasee etaient  horizontales. La robe s'ouvrait comme une corolle avec
les raies  verticales au bas.

Ensemble avec tes soeurs,  vous virevoltiez devant la vieille corniche.  Jig,  tu arrangeais tes
petites boucles brunes, etalais delicatement du bout des doigts  sur ton visage,  la creme precieuse
que tu gardais jalousement.  Un nuage de poudre et un peu de rouge a levres completaient ton
maquillage.

Le fond de teint ne te plaisait guere,  car cela te metamorphosait en quelqu'une d'autre qui
n'etait plus toi. Meme, le jour de ton mariage apres une longue cession chez l'estheticienne,
tu enlevais tout le maquillage paye si cher.

 Jig est  Jig, et toute savie elle est restee fidele a son image.  C'est une vraie lady discrete
dans toute sa personne, toujours habillee de bon gout, jamais d'extravagance, de robe trop
courte ou trop decolletee,  car elle est tres pudique.

Immuable. apaisante, tu traverses  la vie.  Ta voix ne se hausse  jamais au dessus d'un ton,
comme si  tu  ne peux s'emporter.  Elle demeure  douce avec des silences parlants et
des parole bien mesurees pour exprimer ta facon de penser.

Jig, je pourrai te comparer a une mer  retenue par des digues ou alors un lac profond
qui garde ses secrets, n'en revele  aucun. Tes petits yeux noirs et malicieux s'adressent
toujours avec gentillesse a ton interlocuteur et lui font sentir  combien il compte pour toi.

Dans ta voix, toujours un petit tremblement, comme un larme  retenue, que tu peines
a  avaler.  Un  silence  s'ensuit toujours, tu baisses alors la tete et laisses echapper un petit
"tchh! " ,puis touchant du doigt la personne de ta main tres soignee,  tu lui
donnais ton avis.

Comme beaucoup de notre generation, tu as emigre en Australie et je me souviens de cette
histoire qui a fait le tour des salons. Je ne puis  en affirmer  la veracite.  N'ayant jamais
appris a cuisiner,  desirant   avoir un curry, tu as  tout simplifie  en mettant un poulet entier
avec ses ingredients   dans la cocotte minute.  Et voila qu'elle explosa, envoyant poulet et sauce
dans le plafond et tous les environs,, faisant un vrai degat.  Cela ne m'etonne guere, car nos
meres autocrates nous eloignaient de la cuisine qui etait leur domaine reserve..

Te souviens tu,  Jig, de cette periode, quand marraine alitee, confiait la maison a Tte Yo.
En vraie econome, elle surveillait les prix des legumes au marche, et  les plats suivaient
le rythme. Semaine de choux choux, de giraumons, de choux et autres cuisines a toutes les
sauces.  Je t'admirais alors.  Stoique , tu  mangeais sans jamais une remarque ou un mot deplace.,
tandis que Jean, ton cher frere s'en donnait a coeur joie en societe,  rassemblait  tout un cercle
d'amis et les faisait rire avec la cuisine de Tte Yo.  Elle en etait mortifiee,  mais je ne me rappelle
pas si elle changea.

Jig, je ne t'ai jamais vu pressee dans ta vie, c'est comme si, tu n'avais jamais couru comme les
petits enfants, tu ne savais comment chahuter, donner libre cours a ton vrai toi.  Ton pas
est   reste  le meme digne, mesure, reflechi .  Tu n'en as cure de l'opinion des autres, tu preserves
ton monde et ne laisses   entrevoir que le sommet de l'iceberg.

Pourtant tu es incapable de faire le mal, d'infliger le mal, meme sans intention.  Tu as du
refouler tellement de choses dans ta vie, que le premier organe atteint chez toi, ce fut ton coeur,
tu caches tout.

A ton coup de telephone,  j'etais vraiment surprise d'entendre ta voix, et puis je me suis dite,
n'estce pas un signe que je devrais m'y mettre. Tes garcons seront touches et riront un bon
coup, car je suis sure, ils connaissent Jig, leur maman,  mais  pas cette jeune fille fleur bleue.
Alors j'ai ose m'y mettre avec les elements que je possede.

Intellectuelle, erudite, mine de rien, tu t'interesses a tout, mais ne t'etales jamais, car tu es tres
prudente.  Tu es de celles qui savent ecouter, conseiller.  Tes silences sont denses de choses non exprimees.

Point d'ambition chez toi, tu privilegies la qualite de vie, et cela te blessait profondement
quand certains ne te comprenaient pas.  Mais ta bonne education t'interdisait souvent de
repondre.

Moi, je te comprends bien,  car il y en a dans la famille qui sont ainsi intelligents, passiones
et marginaux, vivant leur ideal,  leur passion, leurs idees  : professeur,  infirmier, botaniste,
sportif, homme de mer, artiste, et autre.  Ils suivent leur chemin eloigne  des conventions.
Comme le dit notre  cousin Gilles : "Ils ne sont pas a vendre  . "

Que dire de ton sourire, Jig ?... Ton sourire me fait penser a  a ce chant :  "Toujours sourire
sans rien dire.  "---- Une grande bouche bien definie avec des recoins qui remontent, on aurait pu y cacher un petit grain .  C'est une bouche unique comme la lampe  merveilleuse  d'Aladin avec ses 2  anses,  une bouche d'artiste.

Jig, nous appartenons a une jeunesse privilegiee, protegee de ce monde moderne
d'aujourdhui,  qui  savait prendre le temps,  a l'ecoute des gens, de la nature.  Nos plaisirs etaient
simples, nous demandions peu, nous etions heureux avec les tontons et tantines,  avec une
ribambelle de cousins, cousines.  C'etait notre richesse a nous, mettant de cote les petits cancanages
inevitables.

J'ai beaucoup appris de vous, en vous ecoutant discuter litterature, partager vos idees,
surtout lors de vos veillees en famille . Je vous observais tous et je  vous ai tous aimes.

La grande cour  m'emerveillait avec ses grands plants de letchis, de jamalacs, de longanes,
a l'ombre desquels, allonges dans l'herbe nous aimions    nous prelasser, lire un bon livre., avec Marmaduke et Tchu Tchu Miniou les deux chiens de la cour a nos cotes.

Aujourdhui, il ne reste plus beaucoup de ces belles campagnes. Beaucoup ont ont ete vendues,
morcelees.  Les jeunes ne connaissent pas cette joie., car ils sont accroches a la tele et au telephone
portable, ils ont peu d'espace .

Chere cousine, je ne sais si tu aimeras ce que j'ai ecrit, mais  j''y ai mis tout mon coeur,  le reste appartient a la famille.

Jig, un jour tu nous quitteras sur la pointe des pieds, sans faire de bruit, sans vouloir gener personne.
Tu t'en iras de ton petit pas mesure. Un instant tu te retourneras pour nous dire :  " Ne vous
tracassez pas, ce n'est rien.  Tchh!...  On se reverra.   ! ...  . Ce n'est qu'un aurevoir   !"

Brave, sans regrets, tu prendras ta route, certaine que tu atteindras ton but,   qu'il est devant toi.


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mercredi 6 janvier 2016

TONTON CLAUDE





TONTON CLAUDE

This is for you,
Quietly you  lived
Quietly you left.

To day we wish every body to know who you were to us.

You were such a good man. Never did you wrong any body in your life, but  were   always
ready to forgive and forget.

We cannot stay silent on how you asked the police to release a woman who had stolen all the
jewels of Regina, because she was a mother.  It was important for you not to send her in prison.

Power, ambition, riches,  all these things people care so much, run after, were nothing for you.
You had your christian values and principles and you sticked to them.  You were most
intelligent, very humble  and kind hearted.

Your premises can be named  "La Cour des Miracles ", where all the poor people, the desperate,
the sick are always welcome.  All round the day, they come and go, sure to obtain  help, a good
advice and some alms.  They can count upon your couple.

Behind your wife Doule (Regina) you were the silent pillar, on whom she can always rely.

Claude, you were a great thinker, always in reflection, and know when to talk.  These days you
turned more silent , but stayed a good listener.  You had this rare quality  which it is quite
difficult  for somebody  to have  in life :  "WISDOM".

You had your own world, where you moved, far from the madding crowd, privileging your
liberty  and way of thinking.

To your children you were devoted .  They could count upon you  for  a wise advice in
difficulties.

Kids we remember  how you did not like the sight of blood on TV and you would always
say : " Children,   close your eyes  !...This is la sauce tomate. "

You were in your own way very creative.  People trash  would become a treasure.  You had
to try to fix it. The chair  converted into a side table was a classic.  Nobody would dare
say something about it. You were so proud of it.

Children we used to accompany you in your rides - they were adventures for us,  because
you avoided main streets and preferred little streets.  You knew how to keep us entertained
in little games, like counting cars, dogs or finding signage.  We are doing the same games
with our kids.

Tonton, we cannot let you go without thanking you for the  Christmas, New Eve, Easter,
anniversaries, festivities  which you like to share with us among your family , never forgetting the
delicious  "Mrs Bhowan 's margueritte cakes , full of good cream , jam and meringues ", to
which  you remained faithful all your life, for our joy.  You had a sweet tooth, Tonton,  with
which Doule had some trouble , but you were quite moderate except for these days, when
this good cake came near by.  Mmmm !.....

Tonton Claude we have never been able to tell you how dear  you are to us.  Life passed
so quickly.  Always on the go after something, we never had tome to stop  to realise.  Il
needs an event to open our eyes and see in our hearts.  We very much regret it.

You will be greatly missed.  It is not very often we come across someone so profound.
May you rejoice with your creator, your God whom you have loved and serve so well.
Watch over us and pray for us and our families.

Until we meet again, rest in peace in the light of your beloved Christ.

Love from Regine, Stephanie and family, Arlette and Claude.










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EULOGIE POUR CLAUDE MAUDAR










NOTRE DAME DU ROSAIRE                                     05 JANVIER 2016


Chers amis

Au nom de la famille, je vous remercie d'etre la nombreux en ' L'Eglise de Notre Dame du
Rosaire ou Claude nous reunit cet apres midi pour l'accompagner a aller rejoindre son createur.

Pendant un bref instant, nous ferons silence en nos coeurs pour nous laisser impregner  de la
paix du Christ , et nous lui demanderons d'accueillir  Claude, qui s'en va apres 82ans passes
sur terre,  retrouver tous ceux qu'il a connus et aimes.

Cet homme, doux, serviable, accueillant, genereux, humble, etait le ciment de cette famille
a qui il a transmis son savoir, sa sagesse, son humour et sa foi.  Il etait un vrai chretien.
Il s'en va , mais son souvenir demeure et ce sera a ceux qui restent maintenant, son epouse
Regina, ses enfants et petits enfants, de tenir le flambeu, pour raconter a d'autres ce qu ' est
cet homme qui nous a tous marques, n'oubliant pas son coeur a coeur quotidien avec son
Dieu

 et son eternelle quete a communiquer aux autres la joie de vivre.

Aujourdhui qu'il va a la rencontre du Christ ressuscite qu'il a toujours aime et servi, nous
pouvons nous imaginer sa joie de retrouver ce Dieu de presence, de proximite, toujours fidele,
accueillant et misericordieux qu'il a cotoye, et qu'il a fait connaitre a ses enfants et petits
enfants.

Quant a nous , membres de son Equipe Notre Dame, il nous a surtout appris a toujours ecouter,
et faire confiance a ce Dieu d'amour a qui on pouvait  tout dire, tout confier et a tout remettre
entre ses mains.

Claude ne manquait jamais sa reunion mensuelle, il se faisait un devoir d'etre la, meme s'il ne
parlait pas beaucoup - il laissait ce soin a Regina -  ses silences etaient parlants.  Il avait l'art
de rendre vivant le Christ parmi nous surtout lorsqu'il faisait ses prieres spontanees.

Claude etait apprecie pour la justesse de ses remarques;  il etait methodique, precis et rapportait
avec fidelite tout ce que nous echangions pour nos reunions bilans.  Il savait calmer nos
ardeurs, il nous invitait toujours a la moderation avec son sourire permanent,  "Ne vous emballez
pas ! "  disait il sans se montrer donneur de lecons, sa phrase de predilection etait "Always think positive.  "

Nous avons tous beaucoup recu de cet homme et son absence au sein de notre Equipe va se
faire sentir;  lui qui ne ferait pas de mal a une mouche, qui ne critiquait jamais personne,
acceptait tout sans rechigner, mettant sa confiance dans le Seigneur et venerait la Vierge
Marie qui transmettait a son Fils toutes ses prieres . ---  Quel bel exemple il a ete pour nous !....

Aujourdhui, nous disons a Regina :  Continues d'avancer, Claude sera toujours la pour te guider
et t'encourager a te depasser pour servir tes freres et ton pays.  Continues de prier avec lui
et pour lui comme vous le faisiez tous les jours dans votre priere conjugale,  Dieu sera a tes
cotes pour te permettre d'avancer.  "

Aux enfants et petits enfants qui pleurent ce papa gateau, je veux simplement leur dire ceci:
"  Votre papa vous a tout donne, aujourdhui il compte sur vous pour etre des artisans de paix
et d'unite la ou vous etes.  Continuez de transmettre, d'accueillir, d'accompagner, d'accepter,
de prier.  Vivez sereinement, sans colere, sans peur.  Sachez que vous avez en Claude un
intercesseur de choix aupres de Dieu.  N'oubliez pas de lui parler chaque jour de votre vie.  "

On  pourrait  continuer encore a s'etendre sur les qualites de cet homme, mais il m'en voudrait
tant il est humble.  Nous pouvons lui dire une seule chose : "Merci Claude pour ce que tu es,
ce que tu as ete,  pour ce que tu nous as donne.  Tu seras toujours present dans nos
memoires."

Les morts ne sont pas des absents.  Ceux qui restent sont nourris des liens qu'ils avaient
entretenus avec eux pour se construire.  La mort n'est rien.  Claude est seulement passe de l'autre
cote ou il continuera de veiller sur ceux qu'il laisse derriere lui, et il nous demande de
continuer de vivre et surtout de ne pas pleurer, car il est bien entoure au ciel ou il entend
le chant des  anges.

Adieu L'Ami

MYRNA LAPIERRE.